Mexico por mis ojos

México Distrito Federal

Dense, immense, étouffante, inquiétante, extrême.

Je l'aime, México.México respire, México vit, México grouille de 23 millions d'habitants en perpétuel mouvement. Son gentilé: les chilangos !

 

Etalée sur 4, 979 km² à 2, 000 m d'altitude, la ville a vu sa population croître de façon exponentielle en l'espace de quelques années. Un peu d'histoire pour mieux comprendre les fondements de cette ville... Lorsqu'au XIVème s. les Aztèques trouvèrent enfin l’aigle avec un serpent dans le bec posé sur un nopal comme le dieu Huitzilopochtli l'avait ordonné, ils y fondèrent leur ville, aujourd’hui emblème de leur drapeau. Le souci, c’est que le cactus en question se trouvait sur un lac, le lac de Texcoco ! Les Aztèques fondèrent México sur une terre meuble. 

 

 

 

 

    

 

Mais quand les espagnols arrivèrent en 1519 ils furent sidérés de voir une ville plus grande et plus riche que la Rome de l’époque ! Les Aztèques avaient des connaissances en astronomie et en mathématique très avancées, et leur pays possédaient de grandes richesses en minerai et végétaux. Naïfs... Ils attendaient la venue d'un homme blond la même année, qui serait leur dieu Quetzacoatl. Les Aztèques crurent que Hernan Cortes était ce dieu et se laissèrent impressionner par les chevaux et les armes. Ils ouvrirent leurs portes aux Espagnols, leur donnèrent leur or qui ne valait rien à leurs yeux. En échange les espagnols en firent des esclaves, les traitèrent pire que des animaux, essayèrent de détruire leur culture, de les évangéliser, et ils leur apportèrent nombres de nouvelles maladies dont la grippe espagnole. Ils s'enrichirent et s’approprièrent la « Nouvelle-Espagne ».

La maîtresse mexicaine de Cortés s'appelait Malinche et elle était complice de son massacre. Aujourd'hui on dit des mexicains qu'ils sont malinches quand ils accueillent très bien les étrangers et nous favorisent par rapport à leurs compatriotes.

      

    

 

 Mais vivre à Mexico de nos jours, qu’est-ce que c’est ?

 

Ce que j’aime c’est que la ville a toujours quelque chose à offrir : un spectacle, une exposition, un concert, une inauguration. Impossible de s’ennuyer à México, impossible de rester chez soi. Si vous n’allez pas à la fête, c’est la fête qui vient à vous. Bars salsa, bars lounge, bars retro et bars glauques, boîtes de nuit en tous genres. Soirées chez les amis, soirées des amis d'amis d'amis. Lofts, duplex, toits en terrasse. La ville est toujours en fête. Même dans la journée on écoute la musique dehors. Moi qui suis plus provinciale j’ai adoré vivre dans cette énorme ville.

 

Evidement je ne prétends pas connaître tout México mais avec les visites de famille et amis que j’ai reçues, je connais par cœur les quartiers touristiques. Pour beaucoup d'endroits, je les ai découvert grâce aux chilangos ! Et dans la même ville, car c'est un México plein de contrastes, de riches demeures avec des femmes de ménage qui jettent l'étiquette de votre yahourt posée négligemment cotoient des quartiers misérables sans accès à l'eau.

México est divisée en 18 délégations elles-mêmes divisées en Colonias. Beaucoup d’entre-elles comme Tampico sont très dangereuses : règlements de compte et meurtres pour une montre. Oui la ville craint, il y a beaucoup d'endroits mal éclairés où l’on marche le plus vite et discrètement possible pour arriver sain et sauf à l’abri. On vérifie ses arrières quand on est seul dans la rue. Mais au jour le jour je me sentais  très bien, ce sont des habitudes à prendre.

 

Parmi les colonias les plus connues :

Le Centre

Le centre historique de México est  assis sur cette culture aztèque. La cathédrale et le Zocalo reposent sur les ruines de ce peuple. La cathédrale, le palais national, le palais des Beaux-Arts, …

 

    

 

    

      

La terre est toujours meuble, on trouve beaucoup d’édifices penchés qui s’enfoncent chaque année un peu plus dans le sol ! Et à chaque tremblement de terre les trottoirs penchent un peu plus, la porte de mon appartement dans la Roma fermait différemment au début de l’année. Quand un camion passe dans ma rue je sens le matelas de mon lit vibrer.

                          

 

La Roma

La Roma, c'est la colonia vivante et artistique ! Chaque balade est l’objet de la découverte d’une façade ou d’un arbre particulier. L’atmosphère y est spéciale. Ici vivent les mexicains de classe moyenne plus. C'est l'endroit que je préfère.

 

                            

 

       

  

 

La Condesa LE quartier bobo hyper prisé par les européens. Restaurants, bars, magasins fashion… et mon université. Une bulle dans México, un repaire d’étrangers.  

 

Coyoacan Bobo aussi, ce quartier est plus au Sud de México, il en était complètement séparé il y a plusieurs années. On peut y visiter la maison des peintres Frida Kahlo et Diego Riveira. Maison aux façades colorées, église baroque, vendeurs de galette à la crème « nata »: parfait pour un dimanche après-midi !

 

Polanco Le quartier des ambassades, des familles d'expatriés, du Camino Real et du parc Chapultepec où se trouvent le château, la résidence du Pésident, de beauc musées et un lac.

 

 

    

 

 

Transports

 

Comment ça pas intéressant ? Sachez qu'à México on y consacre beaucoup de temps !

 

La ville souffre de gros problèmes de pollution, il y a toujours un nuage au-dessus de nos têtes. Avec autant d’habitants, le trafic et les embouteillages sont infernaux. Il m’est arrivé de rouler 2h pour un trajet que je fais d’habitude en 20 minutes !

On peut utiliser le métro, qui selon les heures sépare les hommes et les femmes pour éviter les mains baladeuses, ou le métrobus. Il s’agit d’un gros bus surélevé qui roule sur l’axe Insurgentes du Nord au Sud de la ville. Et quand il est vraiment bondé c’est la jungle, chacun sa peau, gare à ses pieds ! J’ai au moins la chance de mesurer une tête de plus que la moyenne je peux respirer.

Il existe aussi les peseros, petit bus verts locaux, et les taxis… seguros ?

 

 

La pollution est un véritable problème mal traité. Par David qui travaille dans les énergies renouvelables j'ai pu voir que l'on invente des réformes que l’on n’applique pas, on passe des accords que l’on ne respecte pas, beaucoup de paroles peu d’action et on continue de distribuer autant de sacs plastiques que d’articles au supermarché. Pourtant le Mexique possède ses richesses naturelles.

 

Le covoiturage et le vélo sont inimaginables dans une ville où les enlèvements et les agressions sont monnaie courante. Point positif, de nouvelles lignes de metrobus sont créées pour alléger les métros. Il va falloir beaucoup d’imagination et d’efforts pour lutter contre la pollution dans un pays qui mène déjà son combat contre le trafic de drogue et la violence.



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Publié à 16:17, le 5/07/2009, Mexico
Mots clefs : vie quotTourisme


Retour en France

Après un long voyage en avion me voilà rentrée à Montpellier...

Pour tout faire rentrer dans la valise la technique des petits rouleaux est infaillible ! J'ai tout vidé et roulé mes affaires une par une comme des tortillas dans du consome de pollo. La partie drôle, c'est celle où je me demande comment je vais transbahuter mes affaires de México à Paris, puis de Paris à Montpellier sachant que je dois changer d'aéroport. Ce serait trop facile si j'avais choisi un transfert de bagages avec un vol depuis le même aéroport  ! Je fais la connexion moi-même ! C'est ce qui arrive quand on décide de rester 10 jours de plus et que les avions sont complets.

 

J'ai donc avec moi: deux valises de 20 et 24kilos, un sac en bandoulière de 8kilos, l'ordinateur sur l'autre épaule, un sac en plastique avec mon abat-jour de Coyoacan et mes assiettes en boue de Capula, j'ai sur moi un gros pull et un chapeau qui ne rentrent pas dans la valise, et surtout, coincés entre deux doigts, une chose stupide que je m'étais promise de ne pas ramener... des sombreros ! On nous les a donnés pendant la fête de graduation, ça fera plaisir aux petits cousins ! En attendant c'est pas pratique. Imaginez-moi déambuler dans l'aéroport, faire tomber une chaussure de mon sac, me baisser pour la ramasser et faire tomber un chapeau, oublier mon FM3 aux rayonsX, courir à l'immigration pour signer "Salida definitiva" et sortir la CB du fond du sac pour payer 30 euros un malheureux kilo en trop. Heureusement un gentil Mexicain me propose de me garder puis de porter mes affaires ! Je passe aussi devant la caméra infrarouge pour détecter une éventuelle fièvre.

 

Avant de partir je déjeune avec ma "petite famille". J'entends mes colocs, Aurélie et même Denisse. Le temps de faire encore une fois les idiotes et de pleurer en rigolant, ou rigoler en pleurant à chaque fois qu'on se regarde.

 

Dans le taxi le chauffeur me voit chouigner et m'offre des camotes de Puebla, confiseries à base de patate douce. Et une fois enregistrés les bagages, mes copains mexicains Barbara et Paolo viennent me dirent une dernière fois au revoir à l'aéroport.

 

      

 

Dans l'avion je suis assise à côté d'un couple de mexicains très gentils dont la fille habite en Finlande. Ils vont la rejoindre. Le monsieur me fait des blagues, ils me racontent aussi qu'ils ramènent une valise entière de nourriture ! du mole, des tortillas, des chips, du pozole en boîte... C'est la dernière fois que je parle espagnol. J'ai une vue magnifique sur les villes américaines et canadiennes de nuit, de grosses araignées de lumière.

 

A Orly je discute avec des toulousains dans l'ascenseur (sujet: pourquoi aussi chargée ?). Et quand je leur explique que je reviens du Mexique ils font 3 pas en arrière. "Ben on saura d'où vient la fièvre !". HA HA HA. L'un d'entre eux calcule même le délai d'incubation au cas où. Merci, je ne suis pas pestiférée, j'aurai du tomber malade il y a bien longtemps. 

Puis vol pour Montpellier dans lequel je suis juste devant le gamin qui a mal aux oreilles, celui qui hurle en donnant des coups de pieds dans le fauteuil et que je balancerai bien de l'avion.

Enfin j'arrive à Montpellier, 24°C ! où la famille m'attend avec le sourire.

 

Rassurez-vous... Ce blog n'est pas fini :' ) Comme j'en ai l'habitude, je raconte les voyages une fois que j'en suis revenue. Alors à suivre, ma ville: México.



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Publié à 07:56, le 20/06/2009, Montpellier
Mots clefs : amis


Sur le départ

Comme je hais le titre de cet article...

Et oui. La fin d'une année pleine de rebondissements, d'amitiés, de voyages, de rencontres, de découvertes, de surprises, qui finissent en souvenirs et en photos.

Cela fait plus de deux semaines que je dors très mal, je me réveille en pensant être en France. Et quand je réalise que dans 2 jours je serai loin d'ici et que ma vie au Mexique sera terminée j'en ai le tourni.

Je pars en pensant que je reviendrai pour mieux avaler la pilule. Mais s'il est facile de laisser sa vie en France car les choses restent telles quelles sont, il est plus dur de partir d'un pays où mes amis partiront un jour aussi. Si je reviens dans deux ans les choses seront différentes.

Comme on me l'a dit j'ai beaucoup de maisons ici, car au Mexique "mi casa es tu casa", ce qui signifie que je peux débarquer pour quelques jours chez quelqu'un et faire comme chez moi... et vice-versa !

J'ai passé les deux dernières semaines très triste, ma vie est ici et elle va disparaitre d'un coup. J'ai revu les gens qui vont le plus me manquer un par un. J'ai organisé un barbecue sur la terrasse qui a tourné à l'événement catastrophe samedi, sans pouvoir profiter de ceux qui étaient venus. J'achète des Cd, des Dvd, des livres mexicains.

Je fais tout en pensant que c'est la dernière fois, j'ai l'impression d'être un condamné qui veut tout manger tout voir et dire adieu à tous.

 

Le problème du jour... Les valises sont pleines à craquer et j'ai encore plein de choses à y mettre ! 



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Publié à 02:13, le 16/06/2009, Mexico
Mots clefs : vie quot


Icônes mexicaines

Je vais vous parler de deux personnages importants au Mexique, en laissant de côté le merveilleux Benito Juarez qui laisse son nom dans au moins une rue de chaque ville au Mexique.

Je suis désolée de mélanger du groupie et de la religion, mais au Mexique tout se mélange, tout se recoupe, il y a beaucoup de contradictions et de paradoxes, alors je me permettrais de faire de même sur mon blog. 

 

Pedro Infante

Pedro Infante est le plus grand acteur mexicain jusqu’à ce jour. Il a joué dans une centaine de film durant l’époque du Cinéma d’Or. Il joue, il chante, il est beau, romantique, un vrai galan. Loin du fameux FFF mexicain (feo formal fuerte = laid formel fort). Pedro Infante représentait le plus souvent la classe populaire dans ses films et les gens s’identifiaient au beau, simple mais vertueux Pedro. Le public était vraiment fan ! Dans les années 50 il s’agissait d’une véritable icône pour le peuple ; aujourd’hui c'est un classique de la culture cinématographique. Il interprétait l’homme à femmes, le burracho, l’ouvrier mal fortuné, .... Beaucoup de ses films sont vraiment tristes, d'autres très comiques comme "L'escuela de vagabundos". Les plus connus : la trilogie « Nous les pauvres » « Vous les riches »  « Maintenant je suis riche », « Petits anges noirs ».

Il est tragiquement mort à 35 ans dans un accident d’avion, laissant un Mexique en pleurs. Certains continuent même d’aller au Panthéon chaque année à l’anniversaire de sa mort. Pedrito… Mais je connais une autre version de l’histoire, celle où Pedro Infante, lassé de son succès, s’est laissé pour mort pour vivre sa vie.

Je l’avoue… les films ont une cinquantaine d’année mais me plaisent beaucoup ! Moi aussi je suis fan de Pedrito.

    

 

La Virgen de Guadalupe

La vierge de Guadalupe fut rencontrée par l’indien Juan Diego en 1531. Il courut annoncer la volonté de la Vierge d'avoir son sanctuaire mais l'évèque le renvoya. Par deux fois il le pria de retourner la voir et de revenir avec une preuve de l’apparition. La Vierge de Guadalupe, vierge noire me semble t-il, imprima son image sur la chemise en lin de Juan et le couvrit de fleurs. L'évèque convaincu construit un sanctuaire pour la vierge.

Au Mexique la Virgen de Guadalupe est plus priée que la vierge Marie. Son culte est impressionnant, on la voit partout : autocollant sur les vélos, bracelets pour enfants, bougies, icones. La Maman des Mexicains. Eux sont très catholiques et superstitieux à la fois !

Afin de persuader les indiens de se convertir au catholicisme, les espagnols insinuèrent qu'elle était leur version catholique de leur déesse « Terre » car elle est représentée auréolée comme un soleil, sur un croissant de lune.



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Publié à 05:54, le 13/06/2009, Mexico
Mots clefs : Culture


Querétaro

Qurerétaro, c'est le nom de ma rue, mais surtout une très mignonne petite ville coloniale au nord de México !

Au programme, deux visites de la ville, promenade dans les petites rues, achats de souvenirs, déjeuner et cafés en terrasse, soirée à La Mulata.

Parti avec Aurélie, nous avons rejoint Kevin et les espagnols Manuel, Jesus et Antonio. Nous nous sommes inscrits à un tour qui avait l'air génial: aller à la Peña de Bernal, une grande pointe montagneuse de la région, écouter des légendes, dîner et rentrer vers minuit. Je pensais excursion dans la montagne, feu de bois, arrachera grillée, histoires de fantômes.

    

Et bien pas du tout ! En fait, on s'est rendu au village de Bernal. Avec vue sur la pointe, on a eu droit à des spectacles de danse folklorique, dont la danse de l'ananas... avec la consolation de la Corona et de l'épi de maïs grillé soupoudré de piment. Puis les fontaines se sont allumées et un son et lumière a commencé, très réussi mais pas du tout ce à quoi je m'attendais. Finalement on se lève et surprise, les 40 personnes venues voir les jets d'eau se lèvent aussi, on est dans un énorme groupe de touristes ! S'ensuivent deux heures dans le village à suivre une "sorcière" qui raconte des histoires inintéressantes auxquelles les 40 mexicains bon public rigolent.

Avec Aurélie et Juanes on se glisse dans une fête dont les portes donnaient sur la rue. Il s'agit d'une fête de quinceañera ! Point important: au Mexique, comme dans beaucoup de pays d'Amérique Latine, 15 ans est un âge clef pour une fille. Avant, c'était l'âge auquel ses parents la marriaient, ils invitaient les prétendants à la fête et elle dansait avec eux pour en choisir un. Maintenant il s'agit d'une fête qui ressemble à un marriage sans marié. La quinceañera (de "quince", quinze) porte une grande robe, mais sans autre connotation. Les fêtes coûtent plus ou moins cher selon le budget de la famille, avec une messe à l'église dans le lot. 

Nous sommes arrivés au moment où elle dansait dans un cercle de cavaliers, les chambelanes, changeant de partenaire tour à tour. Sur la musique... Aline, de Christophe ! Alors on a chanté...

Querétaro est très mignonne, les rues sont pavées, il y a beaucoup de petites places, de l'Histoire et des bâtiments colorés dans les tons rouges. Elle fait désormais parti de mon top 5 au Mexique !



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Publié à 15:47, le 12/06/2009, Querétaro
Mots clefs : CultureTourisme


Cabrona

Alors Cabrona de son petit nom, c'est Aurélie la güerita (blondinette) !

 

Aurélie, 24 ans, est ici en VIE, elle gagne donc des euros au Mexique (je vous avais dit qu'elle était cabrona). Elle fait du contrôle de gestion pour une grande boîte de BTP française. Je l'ai connue par David en novembre. Je suis anti-français au Mexique mais c'est l'une des exceptions !

        

 

Aurélie aime cuisiner, spécialité Piña Colada. Elle ramène plein de nourriture quand elle rentre en France et nous surprend de temps en temps. Par exemple elle nous a fait le plaisir de sortir du confit de canard et une bouteille de champagne en Avril ! Elle ramène aussi des trucs absurdes, comme de l'emmental, juste pour gratiner ses pâtes...

Elle achète toujours plein de souvenirs pendant ses voyages et envoie d'énormes colis à sa famille.

Avec elle, je suis allé à LA, à Disney, à San Diego, au 6 Flags, au Slava's Snow Show, à Querétaro.

 

Ce que l'on fait ensemble : papoter en français sous le regard réprobateur de David (bah oui mais ça va plus vite ! et ça ne le regarde pas...), se bidonner devant les clips de Franckie Vincent, les Inconnus, s'envoyer des textos, s'appeller avant et après avoir passé 3heures ensemble. Se faire offrir des verres. Se lamenter du gras qu'on a pris au Mexique mais continuer à manger des tacos. Se plaindre (un peu), rigoler (beaucoup).

 

Aurélie est super cagada, une vraie chistosa chismosa. Elle me fait bien marrer. Ses expressions favorites : "tu me fais taper des barres", "c'est pété", "ça me casse les couilles !" et elle parle en français à David comme s'il comprenait. D'ailleurs il commence à dangereusement comprendre. Ensemble on parle le frangnol, c'est-à-dire qu'on utilise des mots français ou espagnol sans vraiment s'en rendre compte...

 

 

    

 

Toujours prête à faire un truc sympa, bonne compagnonne de voyage, raleuse quand il faut, bref, elle va me manquer. Mais je la vois le 18 Juillet en France !

Triste jour pour cabrona: elle vient d'apprendre que son propriétaire revend l'appartement le 30, elle a 19 jours pour déménager.

Voici son blog : http://aurelie904.uniterre.com



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Publié à 13:50, le 11/06/2009, Mexico
Mots clefs : amis


mes roomies !

Revenons en arrière, il y a plusieurs mois, au moment où je venais d'arriver. Un ami de France, Chris, m'a hébergé le temps que je trouve un appartement et qu'il se libère. Par le site internet craiglist.com je cherchais une colocation sans français. 
J’en ai visité quelques uns avant de trouver l'annonce qui disait "un mexicain, un américain, dans la colonia Roma, près du bar le Mamá Rumba... avec un chien". Tout était parfait, à part lui ! Mais en sortant de l'appartement j'étais ravie et Javier m'avait fait comprendre que ce serait bon, qu'il convaincrait le gringo. Parce que David, quand je l'ai rencontré, c'était un ours.
Et je fus prise ! entre 16 personnes. Je faisais parti des trois finalistes, avec un DJ et une canadienne. Ils m’ont raconté que le DJ avaient des horaires incompatibles avec les leurs, et que la canadienne était trop sexy pour vivre avec elle… ils ont donc choisi le laideron étudiante (j’en ai déduit), qui parlait mal mais rigolait à toutes leurs blagues (ça, c’est ce qu’ils m’ont raconté plusieurs semaines après, sympa !).
J'ai eu un petit coup de stress au moment de la bonne nouvelle, "Je vais vivre avec 2 mecs, avec des poils dans la douche, et un chien, avec des poils dans ma chambre, on va passer l’année ensemble!". Mais c'était ce que j’avais voulu non ? Et sans regrets..! 
David
David est américain de Boston, il est journaliste. Il a passé un an au Chili et un an en Argentine, il parle parfaitement espagnol.
J’adore quand il dit « awesome » « gross » « give me a fucking break ». Il ressemble à Simba dans le Roi Lion et il a les cheveux doux. David est très sociable, mais il s’intéresse à quelqu’un quand la personne a déjà prouvé qu’elle en était digne. Il est plus dur à connaître. David est un peu le papa de la colocation, c’est l’intermédiaire avec la propriétaire et il règle les problèmes rapidement. Il a une grande conscience professionnelle. Il vient d'ailleurs de rentrer au National Geografic pour couvrir l’Amérique du Sud ! Il travaille dans le salon, donc je le vois dès le lever.  Il m’envoie des liens stupides sur ma boîte gmail. Sa blague préférée, c’est de me rappeler que j’ai dit que je faisais la cuisine au moment de l’entrevue, que c’est juste pour ça qu’ils m’avaient prise et que je les avais bien eu.
Il fait beaucoup de sport. Il est super fort au baby-foot. Il adore avoir raison. Il a 26 ans.
    
Javier
Javier (prononcez Ravière) échappe à toutes mes règles, théories, observations des mexicains. Free-lance dans la publicité, il travaille lui aussi à domicile quand il n’est pas en présentation. Javier parle beaucoup, il est hyper sociable, et il cherche tout le temps la compagnie. C’est le coloc à qui m’adresser quand j’ai envie de refaire le monde. C’est lui qui m’a le plus appris l’espagnol, et c’est à cause de lui que je parle mal sans le savoir.
Il est toujours prêt à sortir, à faire la fête, à enchaîner plusieurs soirées et supporter le manque de sommeil quand il a un rendez-vous à 8h. Sa vraie passion c’est le cinéma et il a une grande vidéothèque dans sa chambre ! Il a fait plusieurs courts-métrages après ses études de ciné et son année d’échange au Danemark. Il a d’ailleurs essayé de m’initier au cinéma asiatique et danois (sans succès). Il veut apprendre le français et créer un restaurant de plage. Il change de coupe de cheveux tous les mois. On se met ensemble à 2 contre un pour essayer de battre David au baby-foot. Il connait les derniers bons plans de México, adore rajouter des choses dans l’appartement. Il a 32 ans.
     
Mango
Mango, c’est le chien de Javier. Un golden retriever épatant qui fait craquer les voisines. Il est joueur, câlin, obéissant, propre. Il n’aboie pas, il ne renifle pas, mais il laisse des poils partout et vient glisser sa tête sous mon bras quand j’ouvre le frigo. Et maintenant il me reconnait comme un de ses maîtres ! Il a 2 ans.
      
Le duende
Le duende, c'est la quatrième personne invisible qui vit avec nous. Celle qui mange les courses des autres, qui finit le papier-toilette, qui cache nos affaires. Sâcré duende.
Lord Gibson
C’est le nom que lui a donné David. Je vous présente mon ancien frigo, reconverti en meuble pour le projecteur et les DVD ! Il ronronnait toute la journée. C’est un modèle des années 50 ! Par souci écologique et aussi parce qu’il nous tapait sur le système, David en a acheté un autre.
 J’adore mon appartement, il est dans la Roma, un quartier vivant qui a beaucoup de cachet. Il est bien décoré, on a une terrasse, une PS2, un baby-foot, un projecteur, tous récupérés à droite à gauche. Le loyer est ridicule pour ce que je paierai en France.  
     
Et j’adore encore plus mes colocs, ce sont tous les deux des personnes uniques dans leur genre. Je vis un peu avec la cigale et la fourmi. Comme ils travaillent dans l’appartement nous sommes tout le temps ensemble. Mes deux colocataires sont surtout mes amis ou mes grands frères, je les admire tous les deux pour des qualités différentes, je rigole avec eux pour des choses différentes. Ils se complètent très bien !
Et ils sont cultivés, passionnés, généreux, qualités que j’apprécie chez les gens. Je suis très bien tombée...
et eux aussi ;-) 


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Publié à 14:57, le 9/06/2009, Mexico
Mots clefs : vie quotamis


Morelia

 

Située à 2000 m d'altitude, on a toujours la vue sur une montagne du plateau purépecha depuis Morelia. La ville a été fondée en 1541 et doit son nom au général Morelos. Elle a un tracé parfait, ce qu’il signifie qu’à l’exception de midi, on trouve toujours un côté ombre et un côté soleil dans chaque rue !  

Si la ville ressemble sous certains aspects à Patzcuaro, car nous sommes de nouveau dans la région du Michoacán, elle possède en revanche la particularité d'une pierre de base de construction rose. Toute la ville est rosée ! Sa cathédrale est une des plus grandes et belles du Mexique a fait inscrire la ville au Patrimoine de l'Unesco. Au sommet de ses clochets, une croix en fer, représentant Dieu et la vie éternelle ; l’autre en pierre rose et il lui manque un bout, elle représente la mortalité des Hommes et leur imperfection.

    

Cependant j'ai préféré le sanctuaire de Guadalupe, vraiment surprenant  ! Quand on y entre, on se sent oppressé par le relief des murs et du plafond, comme dans la cathédrale de Oaxaca. Mais ici tout est très coloré et… fleuri ! Le retable baroque doré était magnifique.  

                 

 

La spécialité de Morelia, ce sont ses douceurs. Sucre, sucre, sucre… rien de très raffiné pour un palais européen, mais ils ont le mérite d’être originaux. En visitant la plus vieille « dulceria » de Morelia j’ai appris à faire de la pâte de fruit, la douceur de la ville.
Très belle ville étudiante reposante, dont chaque rue se termine par un édifice religieux (véridique).
Puis je suis allé au village de Capula, la déception... le trou perdu du Michoacan ! Pour y acheter 3 objets en boue. Le Michoacan, c’est la région des narco-traficants, on y trouve des demeures somptueuses. D'aillleurs c'est à cause des problèmes de narcos qu'il y avait eut l'attentat en septembre dernier. Cela fait donc un mois que l'Etat a légalisé, en petites quantités, la marijuana, la cocaïne, toutes les drogues en fait, jusqu'à l'héroïne ! J'attend les résultats de la brillante idée...
 


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Publié à 01:16, le 5/06/2009, Morelia
Mots clefs : Tourisme


Graduation

 

La remise des diplômes s'est déroulée au centre Banamex de l'hyppodrome et chaque diplomé était accompagné par 5 membres de sa famille. Nous étions environ 700 ! Après un dîner copieux ce fut une soirée très émouvante que nous avons passé, le jour le plus important de leur vie. Les filles portaient des robes de princesse et les garçons des noeud papillons, les familles étaient fières et la fête a duré jusqu'à 6h du matin.

 

Le registre musical a changé du pop à la banda, à la salsa, en passant par l'electro, jusqu'à l'arrivée des mariachis à 4h du matin ! Des mariachis célèbres ! c'est à ce moment-là que l'on nous a servi la tequila et des chilaquiles pour les affamés, après s'être autant déchaîné. Encore une fois c'est un plaisir de constater que tout le monde sait danser, les garçons autant que les filles. ça change des français...

 

    

 

J'ai eu droit à un diplôme moi aussi, remis devant tous. "Elle vient de France mais elle avec nous ce soir pour partager notre joie...!" et je suis allé serrer les mains des professeurs au même titre que mes amis. Mes copains m'ont fait faire la tournée des tables pour être présentée à leurs familles. Ce fut l'occasion de faire mes adieux à Ana Laura et Fernando (père). 

La fête a continué jusqu'au petit matin, et les papis en fauteuils roulants étaient toujours présents. C'est ça le Mexique...



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Publié à 20:46, le 2/06/2009, Mexico
Mots clefs : soirée


Acapulco

Mesdames et messieurs je vais vous faire rêver, vous allez vous tordre de jalousie et demain à la première heure vous achéterez un billet vol direct pour Acapulco. Une eau limpide, une côte sauvage, un sable fin doré, ... noon.

 

C'est l'horreur ! guacala ! Je savais déjà qu'Acapulco était sale mais pas à ce point là. Aucun regret de ne pas y être allé avant.

  

 

Acapulco était le voyage de graduation organisé par l'université, nous étions 70. D'ailleurs j'ai du mal à me dire que dans 2 jours les chères têtes "blondes" seront diplômées et lancées dans le monde adulte...

Nous sommes parti samedi à 6h du matin et dans le bus un petit groupe a décidé que la nuit de chacun avait été assez longue pour pouvoir mettre de la musique, crier, boire et fumer. En arrivant très fatiguée et très énervée à destination, je me retrouve en haut d'une colline, loin de la plage (voir photo), dans un hôtel dégoutant dans une chambre avec 5 inconnus.

Avec mes copains on attrape nos valises et nous montons dans le premier pick-up qui passe. Cheveux au vent le long de la côte  vers d'autres horizons ! Nous louons une maison à Puenta Diamante au parrain de l'un de mes amis pour un prix ridicule et profitons de la fin d'après-midi dans la piscine. J'étais avec Fernando and cie avec qui j'étais parti à Cancun. J'avais oublié à quel point ils étaient lents quand on marche... Et comme tout se fait en groupe... desespérant au moment de prendre des décisions, asi es.

 

Le soir direction El Clásico pour une grosse soirée !!! les boîtes de nuit, c'est le seul intérêt d'Acapulco. La plupart y ont passé leur temps à faire des photos d'eux, ça me fait beaucoup rire. Tout ça pour montrer sur facebook comme ils sont beaux, populaires et qu'on s'amuse.

 

Thème du week-end : junk food ! avec les mexicains zéro complexe, pas besoin de choisir entre les chips et la glace: on prend de tout ! On est loin des salades fraîches et des jus de fruits.

Dimanche, on a atteind des sommets :

Petit-déjeuner = burrito de chez Burger King (oui ça existe)

Déjeuner = tacos de alambre délicieux. c'est juste de la viande et de la verdure finalement... mais avec tortillas à volonté et plein de gras

Et le soir, comme ils avaient faim (!) je les ai accompagné au Domino's Pizza. 

 

Quand on est descendu à la station essence ce fut le dévalisage de chips (ils en existent des dizaines de variété, ça va des chips au citron aux chips au piment), et de sucreries. C'est dingue comme ils mangent mal (et moi aussi). Tous mes copains sont gras, même s'ils ne sont pas gros. 

Du coup ça me fait décomplexer des 3kg pris cette année puisqu'on on m'appelle "flaca" (maigre), ce qui me pousse encore plus à me faire plaisir. Bonjour la claque en rentrant en France...

 

Pour en revenir à Acapulco la plage est dégoutante. Une espèce de couche marronnasse se cumule sur le dos des vagues. On ne voit pas ses pieds une fois dans l'eau verte, et on doit pouvoir y attraper des maladies de peau. Mais j'ai apprécié le massage : )

 

Le reste du groupe a changé d'hotel et je les ai rejoint le lundi matin. Piscine à débordement avec vue sur la baie.

En résumé je déconseille fortement Acapulco même si je me suis amusé. C'était incontournable        en un an !   



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Publié à 15:24, le 27/05/2009, Acapulco de Juárez
Mots clefs : CultureTourisme


ça balance pas mal à Mexico !

Aujourd'hui Vendredi 22 Mai je viens de vivre les cinq minutes les plus inoubliables, intenses, inquiétantes, inattendues de toute mon année à Mexico !

 

Suspens... tout d'abord sachez que j'ai peur de l'ascenseur. C'est idiot, mais j'imagine toujours une vieille poulie au plafond, une corde usée qui lâche et l'ascenseur qui dégringole pour s'éclater au rez-de-chaussée. Rien que l'idée de rester bloquée même sans dégringoler me rend mal à l'aise. Donc l'ascenseur, je le prend juste quand j'ai plus de 5 étages à monter.

 

Cette après-midi nous avions rendez-vous à l'université, nous les étrangers en échange, pour une comida de despedida, un déjeuner d'adieu. Car les survivors que nous sommes, restés au Mexique malgré l'influenza, allons rentrer tôt ou tard. Rendez-vous à 14h. Comme en général j'arrive la première et que j'attend j'attend j'attend, cette fois je me pointe à l'heure mexicaine, c'est-à-dire à 14h20.

On m'indique que le rendez-vous est au dernier étage de la grande tour, au 8ème. Au moment de prendre l'ascenseur je tombe sur une copine chilienne. Les portes se ferment sur nous et comme toujours j'essaie de penser à autre chose qu'à "je suis dans une boîte en fer qui monte". Sauf qu'à partir du 6ème étage ça bouge bizzarement : de gauche à droite. ça tape même les parois ! J'évite de regarder Camila. On a arrêté de parler. Si je la regarde et que elle aussi a peur je vais m'évanouir. Près du 7ème on entend un semblant d'alarme. C'est bizarre. Je suis tendue. Arrivées au 8ème les portes tardent à s'ouvrir ! je m'élance au dehors à peine ouvertes, pressée de retrouver un sol ferme !

Que je croyais !

Je sors et je tombe sur mes camarades tout sourire et la vue de la baie vitrée comme celle d'un hublot : la ligne d'horizon penche d'un côté à l'autre ! ça bouge dans tous les sens depuis là-haut !

Quoiii ?!! un tremblement de terre alors que j'étais dans l'ascenseur ??!!! je me dirige vers une chaise mais on me crie "non, il faut descendre maintenant, par les escaliers !". Je pose mes fesses quand même car je me sens pâle, juste 2 secondes le temps d'admirer la salle s'incliner d'un côté puis de l'autre, et je suis le groupe  les jambes flageolantes. Ca continue de bouger dans les escaliers.

 

C'est étrange de sentir le sol se pencher comme une tour Jenga. Les systèmes anti-sismiques des tours les équilibrent et la sensation est très douce. C'est drôle mais on ne contrôle rien. On se sent tout de même plus en sécurité une fois en bas... Apparemment cette tour avait déjà resisté au terrible tremblement de 1985 qui avait fait des milliers de morts.

 

L'épicentre se situait à 140 km au Sud-Est de Mexico, avec une intensité de 5.9. Séisme tectonique. Pas de blessés.

J'arrête l'ascenceur et le métro. Je voulais sentir un tremblement de terre, servie !



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Publié à 23:05, le 22/05/2009, Mexico
Mots clefs : sacré Mexico


L.A. baby

Los Angeles nous voilà, une demi-journée après avoir pris nos billets !

Depuis l'avion jusqu'au taxi qui nous amène chez Bennett et Zak, les amis de David (et maintenant les notres) nous sommes complètement excitées. On voit déjà les lumières de la ville et les palmiers rangés !

 

     

 

Bennett vient de Boston, c'est un ami d'enfance de David, et Zak vient de Chicago. Son chien-coyote Roscoe rentre en sévère compétion avec Mango. On n'aurait pas pu mieux tomber. C'est génial de leur part de nous avoir reçues sans nous connaître. Et ce malgré l'énorme différence culturelle à laquelle je ne m'attendais pas. On a beau être de la même génération, ils sont américains, et nous françaises... C'est tout le charme de la rencontre.

 

      

 

Le hic de leur appartement, c'est le manque de... murs. Tout est séparé par des meubles. Ce qui a déclenché un fou rire nocturne entre Aurélie et moi. Mais on s'est fait pardonnées :)

 

Ensemble nous avons passé une super semaine mais la ville en elle-même nous a déçue. Los Angeles n'a pas d'âme. Elle nous a paru sale et superficielle. Le musée d'art contemporain est ennuyeux. L'Hollywood Boulevard est riquiqui. Venice Beach est malfamée. Les services de transport sont nuls. Et de toutes les stars qui vivent là-bas, nous n'avons croisé que les figurants.

Seuls le Disney Hall et la grande cathédrale moderne méritaient l'attention.

    

        

 

                                         

 

Mais j'y ai mangé le meilleur hamburger de ma vie ! et point positif, quand on est nostalgique : le tiers des angelins est mexicain.

Au programme avec les garçons, un match de base-ball : the Dodgers contre Los Padres. On était tellement excitées avec Aurélie ! Et on est tombé de haut... C'est beaucoup plus drôle d'y jouer que de regarder. Zéro action. Ce que nous avons compris sur place, c'est que les gens s'y réunissent pour boire des bières, manger des hot-dogs et papoter. David et Bennett nous ont fait lever au moment où tout le stade s'est mit à chanter "God bless America", c'était surprenant ! Pendant que les caméras filmaient le public, un spectateur a fait sa demande en mariage sur grand écran. Et tout s'est fini avec un énorme feu d'artifice sur fond de vieux tubes.

 

     

 

Los Angeles de nuit ce n'est pas Mexico, où l'on trouvera toujours un bar ouvert. C'est mort ! mais en se laissant guider on passe des soirées assez folles.

 

     

 

Le jeudi, Disneyland. Oui, je me suis bien amusé cette semaine. Pendant que mes amis mexicains se cloîtraient chez eux... mais mieux vaut ça que mourir de l'influenza non ?

Le Disneyland était vraiment fait pour les enfants, sans sensations fortes. C'était d'ailleurs ma seconde visite... Excellente journée, on a bien rigolé. Et on a encore perdu un train ! A une heure et demi de route de la ville, avec un faux numéro de Zak, pas d'accès à Internet, on n'avait plus qu'à attendre 22h30.

Story of my life.

 

     

 

                                                      

 

A l'origine nous étions censées rentrer dimanche mais Aurélie a reçu un ordre de son chef français : rester à l'étranger jusqu'à nouvel ordre. Moi je reprenais les cours le jeudi. David partait avec Bennett pour un voyage à moto sur la côte. Zak travaillait. C'était le moment de changer de ville.

Après avoir râté un premier train et à cette occasion m'être fracasé un orteil dans une chute lamentable mais sûrement hilarante pour mes spectateurs à la gare, nous arrivons dans la jolie ville San Diego. Les garçons nous l'avaient cachée : c'est vraiment mignon, une ville propre, culturelle, vivante, au bord de l'océan !

 

      

Le parc Balboa, le port, le restaurant grec, tout était parfait. Une nuit à l'auberge de jeunesse et retour sur Los Angeles. Le train longait la côte au coucher de soleil. 

 

                       

 

     

 

Les Etats-Unis n'étaient pas au programme cette année, mais je suis contente d'y avoir remédié !

 

                                               



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Publié à 13:54, le 16/05/2009, Los Angeles
Mots clefs : CultureTourisme


Mexico après panique

Ca y est nous sommes rentrées !

Nous avons prolongé le voyage de 2 jours car il nous restait du temps, et Aurélie avait besoin d'une autorisation spéciale pour revenir sur le territoire mexicain. On en a profité pour aller à San Diego.

 

Mon premier jour de reprise est étrange, nous ne sommes plus que 12 intercambios contre 36 avant... et dans les 12, il y a des mexicains en échange avec d'autres villes. Maintenant nous sommes 3 français, une palestienne, un écossais et des mexicains. Fini les soirées "erasmus". Les gens sont parti en courant. Ca fait rire les mexicains qui n'ont jamais été vraiment appeurés. D'ailleurs un de mes prof a fait applaudir la classe pour être resté... la honte.

Certains sont rentré par obligation de leur université. Heureusement que l'iéseg m'a laissé poursuivre mon semestre ! Il me reste 3 semaines de cours !

 

L'affaire grippe porcine semble être calmée, les gens portent le masque "en souvenir" autour du cou. Mais les profs donnent les cours avec, et moi je le met dans le métro.

Finalement partir aux Etats-Unis était la meilleure chose à faire, car la ville se réveille aujourd'hui seulement :restaurants, bars, cinémas, musées, ... et on dit que les morts de la grippe ont été inventé pour détourner l'attention des futures élections présidentielles. On a l'impression d'être pris pour des imbéciles.

Au fait, on a encore eu un tremblement de terre aujourd'hui ! un tout petit !



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Publié à 04:03, le 7/05/2009, Mexico
Mots clefs : vie quot


Grippe porcine - running !

Je pars dans 2 heures à Los Angeles avec Aurélie, et David nous rejoint demain. Son meilleur ami nous reçoit. Nous revenons dimanche, si les frontières sont bloquées je meurs. Ils parlent de fermer les supermarchés à partir de demain. Les gens font la queue dehors au Starbuck, ils rentrent un par un, avec un masque. Il semblerait que les informations soient décalées entre le Mexique et le reste du monde car j'ai l'impression que quand ça va selon les uns, c'est mauvais selon les autres !

Je vous tiens au courant, merci de me lire.



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Publié à 04:37, le 28/04/2009, Mexico
Mots clefs :


Grippe porcine et tremblement de terre

Les yeux à peine ouverts, je saute hors du lit, les portes des placards claquent et je me sens comme sur un bateau. J'ai cru que je m'étais levé trop vite. Mais en sortant de ma chambre je vois mes 2 colocs à l'affut... d'une seconde secousse ! Je ne l'ai presque pas senti quel dommage, c'était un tremblement de force 6 sur l'échelle de Richter.

Ce matin les nouvelles sont rassurantes par rapport à la grippe. On parle surtout des cas de contaminations dans le monde. Je garde le masque quand même, mais je suis tentée par un taco... Toujours est-il que mon université est fermée jusqu'au 6 mai tout comme les musées et les bars. Donc le mieux est que je parte du DF muy rapido !



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Publié à 16:30, le 27/04/2009, Mexico
Mots clefs : vie quot


Grippe porcine- mauvaise nuit

Je viens de passer ma plus mauvaise nuit depuis l'apparation du virus. Je voulais me coucher à 2h mais je me suis branché sur internet et les nouvelles n'avaient j'amais été aussi alarmantes ! Je suis resté sur skype et messenger jusqu'à 4h30 car j'étais trop anxieuse. Une nuit à faire le bilan avant de mourir. Ils sont gentils avec leurs symptômes de fatigue fièvre courbatures et toux, c'est toujours comme ça ici à cause de la pollution. J'ai même envisagé 2 secondes entières de rentrer. J'avais passé la journée dehors (masquée) et la soirée avec deux autres copains et si l'un d'eux avait été contaminé les autres seraient malades aussi.

 

Figurez-vous que les mexicains sont cools avec la maladie car ici nous sommes très mal informés ! on est au courant de la grippe mais toutes les informations que je trouve relatives à sa gravité  sont en français. La presse mexicaine n'accorde qu'un encart à l'événement. Les gens ne portent pas tant le masque que ça, le gros de la panique est passé. D'ailleurs toutes les photos des articles de presse française me font rigoler, elles sont très bien prises, on ne voit que des gens couverts ! C'est faux !

Hier ambiance cool raoul je te pollue avec mes microbes ! on m'a fait un café au 7eleven, les doigts traînaient presque dedans ! l'hygiène n'est pas terrible. Et les gens de continuer à manger de la nourriture préparée dans la rue.

 

Nos colocs nous l'ont fait comprendre, ici on ne sait rien. Les mexicains ne se rendent pas compte. On nous cache des choses. La tante d'un ami mexicain travaille dans un hôpital pour enfants et 15 sont déjà morts de la influenza.

C'est injuste, ils ont décidé de tout stopper sauf l'activité économique. Aurélie doit aller bosser en open space. L'économie du pays serait trop bouleversée, alors si les gens sont inconscients continuons !



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Publié à 16:29, le 27/04/2009, Mexico
Mots clefs : vie quot


Grippe porcine

Un sujet d'actualité… !

Comme vous devez sûrement le savoir  c’est la panique  au Mexique, et particulièrement à Mexico ! La grippe porcino-aviara-humaine tue. L’alerte a été donnée en l’espace de 2 jours.

Jeudi un copain mexicain m’a dit s’être fait vacciner, je n'ai pas compris pourquoi, et ça m'a fait rire, se faire vacciner quand le virus est déjà là… On me parle d'influenza, ça veut dire quoi, influence ? Puis on nous parle de morts. Hier le Président s'adresse à nous à la TV. Puis vous êtes au courant, en dehors du Mexique. Et finalement on nous donne des mesures de sécurité à prendre très au sérieux !

Maintenant je flippe j’ai la trouille, les pétoches moi aussi !

Lorsque le président Obama est venu il y a une semaine, les autorités étaient déjà au courant pour la maladie et n’ont rien dit. Je pense que vous trouverez toute l’information sur cette grippe vous-même, donc je vais plutôt vous parler de ce qui se passe pour nous.

Imaginez que ce matin au réveil une amie m’appelle pour me dire que la maladie est irréversible ! Pendant une heure j’ai cru que j’allais mourir ! Parce qu’évidement, on a tous mal à la tête aujourd’hui, on a tous l’impression d’être malades. Mais oui, on peut être soignés si la maladie est détectée à temps.

Dans les rues les gens sont tous masqués : policiers, mendiants, bandes de jeunes… On est samedi après-midi et les magasins sont vides, ça sent la fin du monde, la guerre. J’ai l’impression qu’on est menacés de peste ou de cholera.

Hier soir je suis allé à la despedida d’une copine (la fête d’adieu), chacun avait son verre avec son prénom dessus. En évitant les bourrés postilloneux. Mais les fêtes sont proscrites, je pense que c’était la dernière avant longtemps…

Nous sommes partis à la recherche de tape-bouches avec Aurélie cette après-midi, et toutes les pharmacies avaient épuisé leurs stocks… On a fini par en trouver, distribués gratuitement par un Samborn’s, mais on en a 2 pour tout le week-end, donc je vais rester chez moi.  

Les autorités appellent à la délation. Vous pouvez les contacter et la police vient chercher votre voisin pour le mettre en quarantaine, ils peuvent rentrer chez vous sans mandat ! Alors ne toussez pas trop fort trop prêt du mur…

Il faut éviter l’alcool pour préserver ses défenses immunitaires, porter ce masque (à changer toutes les 4 heures), éviter le contact avec les autres, rester enfermé chez soi en résumé. Les restaurants, les bars, les boîtes, les universités sont fermées  jusqu’à nouvel ordre. Le métro et le cinéma proscrits. Et les activités culturelles et spectacles des 10 prochains jours sont annulés aussi.  Et  je ne sais plus quoi manger quand je ne suis pas chez moi !

Chacun y va de ses connaissances sur le sujet, les symptômes et les chiffres : 50 ou 500 morts ? Heureusement les antiviraux sont disponibles dans les hôpitaux, mais comme dit Aurélie, c’est comme le Titanic, il n’y en aura pas pour tout le monde !

Javier se préoccupe, et ça c’est préoccupant… Parce que les mexicains en général sont zen (ou inconscients), il est difficile de savoir dans quelle mesure il faut s’inquiéter. David est parti à un mariage à la plage, à Puerto Vallarta, je suis pressée de le voir revenir paniqué par le virus, petit gringo craintif des maladies ! Il m’aidera à convaincre Javier de ne pas recevoir de monde chez nous.

C’est vraiment étrange de vivre ça, de sentir que quelque chose de grave se passe autour de soi, et que sa vie quotidienne est bouleversée.

Beaucoup de questions : jusqu’à quand sera t on cloîtrés ? Est-ce que c’est déjà très répandu ? Suis-je déjà contaminée ? j’ai mal à la tête… Le Mexique est-il en quarantaine ? Va-t on se faire rapatrier ? Est-ce que je connaîtrais une vie normale ici avant mon retour en France en Juin ? Ou est-ce que je peux dire au revoir à tout ce que j’aimais : manger dans la rue, les tortas, les tacos, les comidas corridas, les jus de fruits frais… Est-ce que la situation va empirer et tourner au cauchemar paranoïaque ?

JUSQU A QUAND ???

Selon l'Ambassade de France :

« Le Président Felipe Calderón a signé ce jour un décret pour la lutte contre le virus de la grippe qui comprend 13 mesures, dont l’isolement des personnes susceptibles d’être porteuses du virus, des mesures de prévention et de traitement, le contrôle des voyageurs et la mobilisation de toutes les ressources médicales.
Les établissements scolaires et universitaires publics et privés restent fermés et les activités culturelles et des spectacles publics de caractère massif suspendus.
La mairie de Mexico a pris diverses mesures préventives dont la distribution gratuite de masques.
L’OMS n’a pas déclaré d’état de pandémie et n’a recommandé aucune restriction en matière de voyages. »
(ça c'est la nouvelle rassurante)

 

PUB ! Aurélie a créé son blog, bientôt j’écrirai un article à propos de mes amis,mais je vous donne son lien dès maintenant pour que vous ayez une autre vision des choses ! http://aurelie904.uniterre.com

 

                                         Je vous tiens au courant de la suite des événements !



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Publié à 04:12, le 25/04/2009, Mexico
Mots clefs : vie quot


WE à Boston

 

Et non, je n'en ai pas terminé avec les Etats-Unis !

Après avoir passé 8 jours à New-York, nous avons été conviées par la famille de David à Boston !

 

Le dimanche midi, quand on les a rejoint avec Clara, les parents nous ont invité à leur repas d'anniversaire de mariage avec ses 3 frères et leurs petites-amies. A New-York je saluais les gens en faisant une bise + une accolade, comme au Mexique, mais tout le monde se serraient la main, même entre filles ! Alors comme j'en avais assez d'être ridicule et que je voulais assurer devant la famille de mon ami, j'ai tendu la main à tous, qui ont rigolé puisque eux voulaient nous embrasser... On leur avait ramené des cup-cakes, ces petits gâteaux nappés d'un mélange de sucre et de beurre que j'ai mis en photo dans l'article de NY.

 

 

    

 

 

La famille est super sympa, on a dormi chez eux, une grande maison américaine dans les bois. Sa maman nous a fait faire un tour pour voir l'église de la chanson "Marie has a little lamb" (Marie a un petit agneau), le Concord village et un ancien relai de l'époque des colons, très mignon.

 

Boston était le siège de l'indépendantisme américain, c'est là qu'a été lue pour la première fois la constitution ! et nous, à part Benjamin Francklin, on ne connaissait pas un seul personnage historique... J'avoue que l'histoire des Etats-Unis, ce n'est pas mon fort, mais ça m'a permi de m'y intéresser ! C'est une de leurs plus vieilles villes, c'est-à-dire 200 ans environ...

 

 

 

         

    

 

Le lendemain matin, tôt, trop tôt, les parents nous ont laissé à Boston. Dans un vent glacial ! Nous avons suivi ce qui s'appelle le "Freedom trail", un chemin piéton qui amène à tous les endroits importants de la ville. Vous pouvez d'ailleurs admirer ci-dessus la Trinity Church et son reflet. On a adoré la ville. Puis on est passé à la prestigieuse université Harvard mais nous fûmes déçues puisque tout le monde était en train d'étudier... (étrange non ?). Boston est aussi très connue pour ses équipes de sport : les Red Sox pour le baseball (la meilleure selon le papa de David), les Celtics pour le basket.

 

De grands parcs, des buildings, des rivières, Boston est reposante et très étudiante à la fois. Merci coloc !

 



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Publié à 07:44, le 20/04/2009, Boston
Mots clefs : CultureTourismeBostonamis


Semana santa en Nueva York !

 

  Un nouveau pays sur mon passeport !

Après le séjour de 5 jours de Clara à Mexico nous sommes parti ensemble à New-York. C'était une première pour moi, donc ma copine était le guide puisqu'elle connait la ville par coeur (enfin c'est ce qu'elle dit !)

 

 

Les parcs, les avenues, les gens, le moma, la nourriture, pour moi cette ville cosmopolite est magique, elle est différente de tout ce que j'avais connu avant ! New-York ne ressemble à aucune autre.

 

La première chose qui m'a frappée, c'est l'odeur de hamburgers, de viande grillée omniprésente. Je m'étais habitué à celle de maïs et des pots d'échappement de Mexico.

La diversité des gens m'a vraiment étonnée aussi, il y a tellement de nationalités et de cultures représentées dans cette ville : , portoricains, chinois, cubains, mexicains, italiens, ... Beaucoup vivent en communautés dans leurs quartiers.

 

 

 

 

Nous étions logé chez Greg, un américain, rencontré par le biais du site internet couchsurfing. Le principe est de s'inscrire pour rencontrer des personnes prêtes à recevoir dans n'importe quelle ville du monde, et de mettre aussi son propre appartement à disposition. C'est ainsi qu'on a squatté 8 jours chez lui ! Greg vivait dans le campus de l'université Colombia avec Tao, un chinois. J'ai eu "la chance" aller à une soirée étudiante new-yorkaise ^^

 

 

    

 

Je vais éviter la liste des choses que j'ai faites là-bas, je dirai juste que j'ai adoré. Et que je suis allé sous la pluie voir la statue de la Liberté ! et surtout Ellis Island, l'île où étaient registrés les emmigrants.

Il y a tellement tellement de quartiers sympas... Et si j'étais resté plus longtemps, mon régime alimentaire se serait limité à des bagels, des bretzels, des pizzas immenses et des hamburgers !   



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Publié à 09:05, le 17/04/2009, New York
Mots clefs : Tourisme


Anniversaire

    

      2 avril, mon anniversaire au Mexique... !

Après Jean-Luc et Danièle, c'est Clara qui m'a rendu visite. Et on a reçu du monde à l'appart ! J'étais un peu anxieuse, après avoir invité les "indispensables" j'hésitais à faire passer le mot auprès des gens que je connais de loin. Le problème des fêtes au Mexique, c'est que l'on peut ramener tous ses copains sans prévenir. Dans un sens c'est génial, parce qu'on a toujours un plan de soirée, et on renconte forcément de nouvelles personnes. D'un autre côté c'est super stressant quand c'est moi qui reçoit.

 

Un autre souci : les mexicains peuvent dire 10 fois qu'ils viendront et se défiler au dernier moment, en pretextant un événement important prévu depuis 2 semaines (donc ils savaient déjà qu'ils ne viendraient pas ?! ...moi non plus je ne comprend pas). Dans ce cas c'est la loose, le salon serait vide.

 

 

 

 

 

Mais tout s'est super bien passé ! Je dirai qu'une soixantaine de personnes sont venues, on m'a juste piqué des bonbons. J'ai eu une invité/e surprise... le sosie de la star cubaine Celia Cruz, un travesti, personnage pittoresque tout droit sorti d'un film de Pedro Almodovar. Interpellée par des copains au balcon, elle est monté boire un ptit coup !

 

    

 

     



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Publié à 01:33, le 31/03/2009, Mexico
Mots clefs : Culturesoirée


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le récit de mes ptites aventures durant cette année d'échange au Mexique !


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